Le musée du Poilu de Cormatin (71)

Posted août 5, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Découverte, Histoire

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La vitrine des bagues

A Cormatin, petit village de Saône-et-Loire, un humaniste a eu l’idée de collectionner les objets que les Poilus de 14-18 fabriquaient dans leurs tranchées entre deux attaques ennemies.

Ayant réuni plus de mille objets confectionnés avec des douilles d’obus, des cartouches, du tissu militaire…, le collectionneur a ouvert, depuis le printemps 2008, un musée, le « Musée du Poilu », où l’on peut admirer avec émotion des sculptures, des bijoux, des miniatures ou des objets usuels fabriqués par des artisans et des artistes de génie.

J’encourage tous ceux qui, comme moi (Victor Boy), considèrent que la Première Guerre mondiale a été une saloperie sans nom (Les tirailleurs du Trabuquet), sont révoltés par l’inconscience criminelle des élites militaires de l’époque (et dire que Joffre et Foch ont leurs noms dans toutes les villes de France…) ou, tout simplement, touchés par cette jeunesse massacrée qui est passée, sans transition, de l’horreur des champs de bataille à la pierre froide des frontons des monuments aux morts, j’encourage tous ceux-là à visiter ce petit musée.

Pour ma part, j’ai été fortement ébranlée par ce concentré d’humanité… et d’inhumanité ! La vitrine où sont regroupées les bagues artisanales étant probablement la plus émouvante par ce qu’elle suggère de drames et de vies brisées.

Cela dit, l’établissement étant privé, il a besoin de subventions pour se développer (il fonctionne avec des bénévoles associatifs). Notamment du Conseil général. Allez Arnaud, ne fais pas le radin, fais un geste, la cause est belle !

Visitez le site du Musée du Poilu de Cormatin

Musée du Poilu
Association Histoire Collection Passion
71460 CORMATIN
03 85 50 16 00

Eglises romanes du Mâconnais

Posted août 4, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Découverte

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Eglise d’Ozenay

Au fil des années et pour des raisons hautement familiales (Cruzille), je suis devenue une aficionada de la Bourgogne du Sud où je fais de nombreux séjours.

Pour la Niçoise pure souche que je suis, ces petites collines, ces vallons plantés de vignes, ces champs de blé blond, ces troupeaux de Charollais ou ces bois de buis, représentent une forme d’exotisme qui développe chez moi un sentiment d’apaisement et de sérénité.

Mais le plus émouvant, dans ce paysage si français, c’est incontestablement l’œuvre de ces hommes qui, du XIe au XIIIe siècle, ont construit, village après village, ces petits temples, produits et symboles d’une foi rurale, intense et, probablement, un peu naïve, que sont les églises romanes du Mâconnais, du Clunisois ou du Tournugeois. Des chefs d’œuvre à l’architecture austère, aux formes souvent trapues, aux campaniles parfois improbables plantés solidement comme un défi au temps qui passe.

On retrouve ces petites églises dans pratiquement tous les villages. Chaque année, nous essayons – sans jamais y parvenir vraiment – de faire le tour de ce chapelet sans fin.

Si elles se ressemblent, elles ne sont jamais vraiment les mêmes… et les préférences sont admises. Patrick, depuis longtemps, ne jure que par Chapaize. Pour ma part, c’est à l’église d’Ozenay que je pense quand je cherche dans ma mémoire l’église parfaite. Au détour d’un virage d’une petite route départementale, elle apparaît, sobre mais orgueilleuse dans un site agreste en face d’une immense ferme-château. Avec son porche, la voûte en berceau brisé de son unique nef et son clocher peu élevé, l’église d’Ozenay, construite au XIIe siècle, est de style roman tardif et consacrée aux saints Gervais et Protais.

Mais, très honnêtement, de tout cela je m’en fiche un peu : c’est avant tout l’église dont la découverte fait battre mon cœur après ce fameux virage de départementale.

Ci-dessous, quelques-unes des chapelles vues (le plus souvent revues) en juillet. Hors concours, une photo de l’intérieur de l’abbaye de Saint Philibert à Tournus (dans laquelle je ne manque jamais d’entrer), l’un des plus importants monuments romans de France.

Et en supplément, bien qu’elle ne présente pas selon certains un grand intérêt architectural, la petite église de Cruzille, toujours debout grâce à la volonté d’Edgard Ponthus, le grand-père de Patrick, maire de Cruzille de 1929 jusqu’à ce qu’il soit déporté pour résistance, et dont le nom figure sur le monument aux morts voisin. Contre l’avis des paysans peu croyants de la commune, athée lui-même, Edgard Ponthus, soucieux du patrimoine communal, avait fait refaire le toit de l’église. Et aujourd’hui, elle a pu être réhabilitée.

Eglise de Cruzille

Interview sur Nice Télé Web

Posted juillet 11, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Uncategorized

Ce vendredi après-midi, Patrick Mottard et moi-même avons été interrogés par Jean-François Bosch dans les studios de Nice Télé Web.

On peut la voir sur leur site.

Le PS 06 efface l’histoire

Posted juillet 11, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Coups de gueule, Politique locale

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Consternation à peine étonnée en allant sur le site de la Fédération 06 du PS. Parmi les rubriques affectées aux différentes sections socialistes de notre département, celle réservée à la section «Nice Michèle Mangion», dont j’ai été, depuis sa création et jusqu’à mon exclusion, la secrétaire, a été complètement vidée de son contenu.

Ne figurent plus que les noms et numéros de téléphone du quarteron de sous-chefs fédéraux « tuteurs » (!) de la section (représentant, bien sûr, l’ensemble des courants locaux) et la photo de Michèle, qui serait sans doute quelque peu surprise de ce rapprochement… D’ailleurs, ne figure plus aucune explication sur celle qui nous inspira le nom de la section : tout a été effacé. Il en est de même du travail accompli pendant les élections présidentielles et législatives, tout ce travail de militants qui étaient parmi les plus motivés de notre fédération.

Le PS 06 continue à réécrire l’histoire en gommant ce qui le gêne. Je ne sais pas vous, mais moi ça me rappelle quelque chose et ça fait peur…

Sur le blog de Patrick Mottard, compte rendu de la réunion lors de laquelle le nom de Michèle a été donné à sa section.

“Gauche Autrement”, fidèle au poste

Posted juillet 1, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Politique locale

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Hier, lundi 30 juin, avait lieu l’Assemblée Plénière du CG des Alpes-Maritimes consacrée au Compte Administratif 2007 et à la Décision Modificative n°1 du Budget 2008.

Une longue séance (jusqu’à 20 h), trop longue apparemment pour beaucoup de conseillers qui ont quitté la réunion avant la fin. Je ne suis pas sûre d’ailleurs que nous ayons toujours eu le quorum. Stoïques et consciencieux, Patrick et moi sommes restés jusqu’au bout. De même que Sami, venu assister, dans le public, au déroulement de la séance, en compagnie, un certain temps, de Rose. Quelques heures passées aux côtés de notre collègue, Jean-Raymond Vinciguerra, élu dans le canton de Grasse, expert des questions environnementales… et toujours aussi drôle.

Le cumul finit par être voyant, très voyant, pour Patrick Allemand. Quelques jours après avoir été pointé du doigt par Christian Estrosi et Nice-Matin pour avoir quitté, avec Paul Cuturello, la séance de la CANCA consacrée à l’avenir des transports dans notre ville (et notamment la ligne 2 du tram) pour rejoindre une obscure réunion d’appareil du PS, il a été de nouveau stigmatisé pour avoir quitté la séance du CG après une petite heure de présence, à un moment où seule une infime partie des quatre-vingts dossiers avait été traitée. De plus, comme à leur habitude, les élus de la majorité s’en sont régulièrement pris à la Région PACA, et personne n’était là pour leur répondre, surtout pas le Vice-Président (cela dit, même lorsqu’il est là, il ne répond que rarement à ces attaques, à croire qu’il s’en fiche ou ne sait pas quoi dire).

Dans son intervention sur le CA et la DM1, Patrick Mottard a mis en évidence le rééquilibrage en faveur de la ville de Nice que l’on peut constater dans les actions du CG 06.

D’autre part, il semble bien que les choses soient sur le point de bouger sur la question du logement. Dans sa réponse à Patrick, le Président a amorcé un début d’évolution sur une question que j’avais eu souvent l’occasion d’évoquer concernant la répartition des aides individuelles entre l’accession à la propriété et l’accès à un logement locatif. Je suis très satisfaite de constater qu’aujourd’hui toute l’opposition est mobilisée sur une cause que j’ai eu bien longtemps l’impression d’être la seule à défendre… chacun revendiquant d’ailleurs le mérite d’avoir été le premier à réagir sur la question.

Je me souviens avoir insisté sur le sujet lors d’un débat qui m’avait opposée sur France 3 à Christian Estrosi peu après mon élection en 2005 et où la question du logement social avait été évoquée. Comme le Président faisait valoir qu’il préférait que nos concitoyens accèdent à la propriété plutôt qu’à un appartement dans le locatif social, je lui avais répondu qu’il me faisait penser à Marie-Antoinette quand elle disait : « S’ils n’ont pas de pain qu’ils mangent de la brioche ». Paul Cuturello avait dû trouver la formule à son goût puisqu’il l’avait reprise peu après, à l’occasion d’un meeting (sans prendre la peine de me citer bien sûr…).

Patrick a également insisté dans son intervention générale sur les questions sociales et, pour ma part, j’ai quelque peu développé ces thèmes (personnes âgées et personnes handicapées) en cours de séance.

Il a terminé son discours en interrogeant le Président sur celui qui nous présenterait à sa place le CA et la DM1 en 2009, mais ce dernier a botté en touche. Cela dit, quand il a dû partir, il a confié la présidence de la fin de séance à Charles-Ange Ginésy. Serait-ce un indice ?

Pour le reste, nous nous sommes efforcé de faire, dans nos interventions, des remarques constructives, n’hésitant ni à dire notre satisfaction quand les décisions nous semblaient aller dans le bon sens, ni à critiquer quand ce n’était pas le cas. Comme l’a dit Patrick, le groupe « Gauche Autrement » se veut une opposition décomplexée.

On peut voir l’intégralité du discours de Patrick sur le site de « Gauche Autrement », ainsi que quelques interventions de Dominique Boy-Mottard.

Mémoire d’habitants et Fête de la musique au Vallon des Fleurs

Posted juin 23, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Politique locale, Quartiers 7e canton, Société

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« Ici, c’est un esprit village… ». Cette affirmation se retrouve souvent dans les témoignages rassemblés dans le beau livre sur la « mémoire d’habitants », consacré au Vallon des Fleurs. Cet ouvrage a été initié par le CEAS (Centre d’Etude et d’Action Sociales), une association, présidée aujourd’hui par Michel Bornancin, qui a implanté un centre d’accueil et d’animation, l’Espace Famille, au sein du Vallon des Fleurs, sous la responsabilité de Laurent, mon colistier de « Nice Autrement ».

Ce samedi 21 juin est un jour de fête pour le quartier. En fin de matinée, l’ouvrage, réalisé avec les habitants du Vallon qui ont sorti de leurs albums de vieilles photos « d’époque », était présenté à la population et offert à toutes celles et ceux qui ont bien voulu raconter ce qu’était la vie d’avant et ce qu’est celle d’aujourd’hui (*). Ce fut un moment très émouvant, parce qu’il est vrai que, même si on rencontre ici un certain nombre de problèmes, on a l’impression d’être dans un village. Les habitants se connaissent presque tous, ils se parlent, souvent s’entraident (moins qu’avant…). C’est avec bonheur que j’ai - avec Dominique Estrosi et Maty Diouf, conseillères municipales - remis les livres aux habitants que j’ai fini par bien connaître et que je rencontre toujours avec plaisir. Cerise sur le gâteau : Henri Cottalorda en faisait partie puisque son témoignage figure dans l’ouvrage.

Je les ai retrouvés le soir lors de la Fête de la musique, au stade des Grangettes, pour assister à des spectacles présentés par les enfants (notamment quelques morceaux choisis de Starmania répétés pendant trois mois dans le cadre des activités de l’Espace Famille). L’occasion de partager, dans une enfin chaude soirée d’été, encore quelques souvenirs… Mais aussi de faire le point sur les difficultés rencontrées par les habitants et pour lesquelles j’ai promis d’intervenir. Je le ferai dès demain.

La nuit est tombée depuis longtemps quand je les quitte… pas pour longtemps.

(*) Les photos contemporaines de l’ouvrage ont été réalisées par Monsieur Robert Matthey.

Patrick Mottard « n’a pas le blues »

Posted juin 20, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Politique locale

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Tel est le titre de l’article paru ce jour dans Nice-Matin sous la plume de F. R. après la conférence de presse que Gauche Autrement a donné le 18 juin à l’occasion de la remise des premières cartes aux membres de l’association.

GA s’installe dans le PPN

Posted juin 19, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Politique locale

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Au fil des jours, Gauche Autrement a chaussé les bottes de Nice Autrement.

La belle campagne municipale que nous avions menée, la volonté de porter les mêmes valeurs, les liens d’amitiés qui se sont tissés entre nous, le souhait de plusieurs personnes de nous voir continuer, tout cela a contribué à la création de l’association “Gauche Autrement”.

En effet, il n’y a pas eu de rupture après les élections : nous nous sommes réunis, nous avons débattus, nous avons aménagé notre permanence, créé (merci Richard) un site internet (l’adresse est encore provisoire) et, dans la foulée, déposé les statuts de notre association.

Gauche Autrement - qui n’est pas un parti politique - réunit des adhérents de partis politiques de gauche ou du centre et surtout des citoyens qui ont envie de s’impliquer dans la vie de la cité et du département des Alpes-Maritimes. Nous n’avons pas pour vocation de définir une ligne politique nationale mais nous voulons intervenir dans le débat politique et l’animer : nous ne nous interdisons rien, nous ne nous obligeons à rien. Nous réfléchissons à la meilleure façon de faire évoluer un paysage politique qui ne nous satisfait guère.

Aujourd’hui, nous avons remis les premières cartes d’adhérents (une bonne centaine) autour d’un verre qui était - forcément - celui de l’amitié.

C’est ainsi qu’en douceur, Gauche Autrement s’installe dans le Paysage Politique Niçois.

Si vous souhaitez nous rejoindre, vous pouvez nous contacter à partir du site de “Gauche Autrement” ou adhérer en ligne.

Journée “portes ouvertes” et Fête de la science au collège Valéri

Posted juin 16, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Coups de coeur, Société

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Ce samedi 14 juin avait lieu la « Journée portes ouvertes » au collège Jules Valéri. Comme les autres années, j’ai été impressionnée par l’implication de tous dans cette manifestation : le personnel, les parents d’élèves et, bien sûr, les collégiens eux-mêmes.

Des obligations familiales ne m’ont pas permis d’y rester plus de deux heures, mais ces moments furent d’une grande richesse.

C’est ainsi que les élèves talentueux de Madame Pujo, petits et grands, nous ont régalés de « Morceaux choisis » tirés de pièces de Molière, des Fables de La Fontaine… Il y avait là de véritables artistes en herbe pour le plus grand bonheur d’une assistance très réactive – avec, au premier rang, le principal, Monsieur Ducrot, et son adjointe, Madame Bajeux – qui n’a pas boudé son plaisir.

Un moment fort dans cette matinée : celui où, avec un public de nombreux élèves et de quelques parents, j’ai assisté à la projection par Monsieur Philip, enseignant, de la vidéo réalisée avec les élèves de 3e du collège qui ont participé au voyage de la mémoire à Auschwitz. J’ai beaucoup regretté de n’avoir pu m’y rendre avec eux comme je l’avais fait précédemment avec les élèves du collège Henri Matisse. Dans la salle, plusieurs panneaux d’exposition étaient là pour expliquer l’univers concentrationnaire. Si ces voyages, organisés par le Conseil général, peuvent remplir leur but, c’est parce que les élèves y sont longuement préparés en amont par leurs professeurs, et parce qu’il y a ensuite ce travail de réflexion sur ce qu’ils ont vu qui leur permet de faire partager aux autres leur ressenti.

Cette journée était en même temps celle de la Science, ce qui est habituel au collège qui dispose, dans sa cour, d’un planétarium (il existe d’ailleurs une association du Planétarium Valéri). C’est avec beaucoup de passion que les élèves me parlent des planètes du système solaire à grand renfort de schémas et autres photos.

Mais il y a aussi à Valéri une « classe Environnement » (3e 2) qui, dans le prolongement de son projet « Lily la tortue », s’est consacrée cette année à la protection des espèces en Méditerranée. Ses travaux sont synthétisés dans leur revue « Ecolo Mag » intitulée « Réagir, c’est guérir ». L’enseignante qui suit ces travaux m’informe d’ailleurs de la participation de la classe au projet EUR-OCEANS.

Les préoccupations environnementales sont très présentes dans des stands informatifs et ludiques à la fois. C’est ainsi que plusieurs quiz sont proposés aux visiteurs (sur le recyclage du verre, sur le tri sélectif, …). Ailleurs on peut faire des expériences physiques : des élèves m’ont permis de constater que si l’eau pure n’était pas un excellent conducteur d’énergie, il en allait différemment quand elle était fortement minéralisée. Ou encore tout apprendre sur les rapaces nocturnes, les escargots, la flore de notre région. Partout il est question de sauver la planète : respecter la terre, ne pas polluer, ramasser les déchets…

C’est avec regret que j’ai dû partir, d’autant que je manquais les chorales qui, de l’avis unanime, allaient être un autre grand moment de la fête !

Les actions de ce genre devraient être davantage médiatisées. Si plus de personnes pouvaient voir ce qui se fait dans les collèges de la République, nul doute que notre société serait plus encline à l’indulgence. Dans des conditions souvent difficiles, les enseignants parviennent à communiquer leur enthousiasme à leurs élèves, à les éveiller aux joies de la découverte et de la connaissance. Et cet enthousiasme, je vous l’assure, est communicatif !

Pour en savoir plus sur le collège Valéri, n’hésitez pas à vous rendre sur son site, réalisé par les élèves, avec l’étroite collaboration des parents d’élèves, très impliqués aussi dans la vie de l’établissement.

Déclaration de principes du PS 06 : où sont passés l’antisémitisme et l’homophobie ?

Posted juin 12, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Coups de gueule, Politique locale

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Le « débat » portant sur la nouvelle Déclaration de principes vient de se dérouler au sein du Parti socialiste 06.

Ce fut un débat pour rien. Comme le texte a été adopté par le National avant le débat local, ce qu’ont pu dire et faire les militants n’a strictement aucune importance. La base a parlé, discuté, produit des amendements et tout ça a fini au panier de la rue de Solférino. Comme d’habitude dirait Claude François…

Pendant les longues années au PS, je me suis toujours révoltée contre cette illusion de démocratie. Ce n’était pas le cas de la majorité des adhérents : à partir du moment où chacun avait pu placer ce qu’il avait envie de caser, personne ne se préoccupait de voir si, in fine, le texte national reprenait ne serait-ce qu’une infime partie de ce qui avait été proposé par la base.

Aujourd’hui pourtant, je ne peux retenir un Ouf ! de soulagement. Parce que les amendements au texte, envoyés par la fédération du 06, réussissent l’exploit de cumuler pinaillage bête et dérives inquiétantes.

Remplacer l’expression générations nouvelles par générations futures, n’est-ce pas du pinaillage ?

Remplacer «Lutter pour la paix, la sécurité collective, et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes» par «Les socialistes luttent la paix (sic), la sécurité collective et le co-développement conformément à leur vocation internationaliste des socialistes (re-sic)» est-il vraiment plus explicite ?

Remplacer «Il [ le PS ] milite pour un ordre international juste et respecté » par « Il milite pour un ordre international juste et respectueux de tous» est révélateur d’une totale ignorance de ce qui fait la valeur du droit international : ce droit n’est rien s’il n’est pas respecté. Ce qui signifie que l’on doit être prêt, pour lui donner une effectivité, à utiliser des sanctions. Alors que respectueux de tous fait, au mieux, double emploi avec juste, au pire, conduit à considérer que le droit international doit tout respecter, y compris ce qui est injuste et donc pas respectable. Là, on n’est plus tout à fait dans le pinaillage.

Et j’en arrive au plus grave qui, d’après ce qui m’a été rapporté, a donné lieu à de longs débats et qui concerne les articles 14 et 19 de la Déclaration.

Dans le premier de ces articles (article 14), le texte national rappelle que le PS lutte pour l’émancipation des femmes, pour l’égalité entre les hommes et les femmes et combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.

L’amendement retenu par la Fédération 06 remplace l’émancipation des femmes par le principe de parité (ce qui est réducteur) et fait carrément disparaître la dernière partie du texte condamnant les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle. A la place, on trouve une formulation générale sur l’égalité de droits pour tous, homme, femme et enfant. Pourtant, ce qui est important aujourd’hui, c’est que des atteintes sont portées à l’intégrité et la dignité des femmes en raison de leur sexe (voir le débat qui a eu lieu à propos de la décision du TGI de Lille) et à celle des homosexuels auxquels on refuse toujours une égalité des droits (mariage, adoption). Cet aspect est complètement édulcoré par le texte fédéral.

Dans le second de ces articles (article 19), le texte original précise que le PS «combat la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes». Là encore, localement, on édulcore par la formulation suivante : le PS «combat toutes formes de racisme et de discriminations».

Pour résumer, quelles différences trouve-t-on entre l’original et le texte amendé ?
Dans le texte national, d’une part, on milite pour l’égalité des sexes, en insistant sur l’émancipation et la nécessaire protection des femmes menacées dans leur intégrité et leur dignité, et on se bat contre l’homophobie (article 14). D’autre part, on lutte contre la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme (article 19).

Dans le texte amendé, on développe l’égalité des sexes en insistant sur le principe de parité et on abandonne toute référence à la liberté des orientations sexuelles : exit la lutte contre l’homophobie. Et on combat toutes formes de racisme et de discriminations : exit la lutte contre l’antisémitisme.

Toutes ces modifications ne sont pas neutres : insister sur la parité et oublier l’intégrité et la dignité des femmes est révélateur des priorités du combat féministe des socialistes des Alpes-Maritimes. Eviter de parler précisément du respect des orientations sexuelles et de l’antisémitisme en remplaçant ça par une formulation générale («toutes les discriminations») est également révélateur de leurs choix. Certains mots doivent être dits car ce qu’ils représentent ne peut être réduit à des généralités.

Refuser de parler des atteintes à l’intégrité et la dignité des femmes, refuser de parler d’homophobie, refuser de parler d’antisémitisme, moi, ça me fiche la trouille.

Ensemble contre la décision du TGI de Lille

Posted juin 8, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Politique locale, Société

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Aujourd’hui avait lieu la manifestation protestant contre la décision du TGI de Lille. Le rassemblement sur la place Masséna avait été organisé par Ni putes ni soumises 06 (Zineb Doulfikar) et SOS Racisme (Mamadou Thioye), en présence de Marie-Louise Gourdon, conseillère générale de Mougins, qui a initié l’appel du « Manifeste des menteuses » que je vous invite à signer.

L’intérêt de la manifestation résidait moins dans le contenu de l’appel (tout a été dit sur la question) que dans la qualité de la mobilisation qui avait valeur de symbole : qui était là ? qui n’était pas là ? Car en la matière, rien n’est anodin.

Une grosse centaine de personnes étaient présentes parmi lesquelles une vingtaine de militants de « Gauche Autrement » dont la moitié étaient sur notre liste municipale. Il y avait aussi de belles délégations du Modem, de l’association des Démocrates des Alpes-Maritimes et des Verts.

Plus surprenant, la mairie avait « mis le paquet » : forte présence des élus de la majorité municipale avec à leur tête, le maire himself.

Par contre, il y avait une absence totale de “la gauche de la gauche” et du PC qui regorgent pourtant de féministes généralement promptes à se mobiliser dès que les droits des femmes sont en danger. Je n’ai pas vu non plus les militants les plus emblématiques du MRAP alors que le mouvement a nationalement condamné la décision du TGI. Sans commentaire.

Quant au PS, on a eu droit au service minimum : ni son chef de file, ni son lieutenant n’étaient là. C’est particulièrement regrettable sur un tel sujet, alors que le maire lui, était présent, et que le PS appelait à cette manifestation.

Cela dit, ce n’est pas pour me surprendre. Ce n’est pas la première fois que le PS 06 est gêné aux entournures sur un tel sujet : il pense à sa clientèle d’adhérents. Nous avons déjà eu l’occasion de le dénoncer.

Quant à la déléguée fédérale aux droits des femmes du PS, Michèle Aschieri, qu’on rencontre pourtant dans tous les pince-fesses de la ville, elle aussi a brillé… par son absence.

De Piero à Ugo

Posted juin 6, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Uncategorized

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Au MUSEAAV - Patrick et son ombre sur l’écran blanc

Avec Patrick, nous nous faisions hier la remarque suivante : « c’est quand même chouette de pouvoir faire des choses sans y être obligés ». Nous venions de quitter une manifestation pour nous rendre à une autre. Nous partions de la place Garibaldi et nous dirigions vers Cimiez.

La première, qui nous avait tellement mis en joie, était le vernissage de l’expo de Piero Fantastichini au MUSEAAV (Musée-usine espace art actuel/virtuel). Arrivés tôt, nous avons pu profiter pleinement de ce lieu magique et ludique à la fois. Une très grande surface sur deux niveaux où l’on peut déambuler autour d’œuvres de Panamarenko, Beuys, Duchamp ou encore Warhol. Murs aux couleurs vives, plafonds bruts, piliers ou colonnes parfois incongrus, coins et recoins aux multiples surprises… On doit ce musée au propriétaire des lieux, Philippe Florizoone, dont quelques œuvres sont exposées ici ou là, qui partage son temps entre sa ville, Ostende, et Nice.

Nous avons appris à le connaître (le Musée) pendant la campagne municipale de mars dernier puisque notre ami, Bernard Clérico, qui nous a beaucoup aidés, a été le responsable de l’association qui gère le Musée et a participé à son aménagement. Il y a d’ailleurs installé un de ses bureaux parce que ici – et c’est une autre originalité –, il y a des espaces pour des gens qui travaillent, qui créent, et des ordinateurs sont mis à la disposition du public.

L’expo, pour laquelle une grande foule - on pouvait reconnaître de nombreux représentants du monde de la culture local - était réunie ce jour, est très intéressante, pas du tout absconse, et mérite d’être vue par le plus grand nombre. Les œuvres de Piero Fantastichini, (Italien qui vit à Nice depuis dix ans et y a installé son atelier), dont certaines sont assez monumentales, s’intègrent parfaitement bien à la structure du MUSEAAV. J’apprécie aussi tout particulièrement, dans le sous-sol labyrinthique, les œuvres d’Hannelore Jüterbock.

Nous sommes obligés de partir juste après les discours et avant le buffet (on a eu tout faux sur ce coup… !), car vous voulons rejoindre le CEDAC de Cimiez.

Et ce fut encore du plaisir. On y assista à une pièce de Denise Bonal, « Les pas perdus » jouée par de jeunes amateurs, préparés par Sylvia de la Compagnie Miranda, chère à Patrick . L’action se déroule dans un hall de gare, ce qui permet à de nombreux jeunes de participer à la pièce, et même de jouer plusieurs rôles. Le texte est souvent drôle (pas seulement), les acteurs doués. Parmi eux, nous avons le plaisir de retrouver Ugo. Il joue bien et nous ne sommes pas peu fiers : le fils de Jalila et de Claudio… c’est un peu la famille !

Après une si bonne soirée, nous étions en pleine forme pour jeter un dernier coup d’œil aux dossiers de la Commission Permanente qui avait lieu ce matin au CG.

Les jeunes acteurs à la fin de la représentation au CEDAC de Cimiez

Le MUSEEAV

ŒUVRES DE PIERO FANTASTICHINI

ŒUVRES D’HANNELORE JÜTERBOCK

Libération relaie boymottard.wordpress.com

Posted juin 4, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Société

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Libération publie, dans son édition du 4 juin, à la page du Contre journal, la plus grande partie de mon post Honte au TGI de Lille, sous le titre “L’hymen et l’amen des juges“.

J’ai découvert que ce billet était repris par Betapolitique où Libé a trouvé mon post…

La Cité des Aveugles de Valrose

Posted juin 2, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Quartiers 7e canton

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Photo Henri Cottalorda

Il m’a suffi de traverser l’avenue Borriglione en me dirigeant vers l’Université pour me retrouver dans le quartier Valrose. J’y viens souvent en voisine, tant j’apprécie le calme de ces petites rues tranquilles bordées de villas.

En ce dernier jour du mois de mai, les jardins luxuriants embaument, les fleurs débordent des barrières ou des murs et c’est avec un brin de nostalgie que je pense aux Mai de Valrose qui se déroulaient tout au fond de l’avenue Auguste Bercy sur le petit rond-point. Il porte le nom d’Etienne Mondino, fondateur du Comité de quartier, disparu depuis une vingtaine d’années. Je n’ai pu empêcher mes pas, une fois encore, de me conduire jusque-là. Mais j’en parlerai une autre fois…

Ce samedi 31 mai, je voulais me concentrer sur la Cité des Aveugles, située entre les avenues Maréchal Maunoury et Goldenberg-Garbowska. Vie extraordinaire que celle de Samuel Goldenberg, Américian résidant à Paris. Réchappé, avec son épouse, du naufrage du Titanic, il vient s’installer à Nice. Il perdra progressivement la vue avant de la recouvrer après avoir été soigné à l’hôpital Pasteur. Pour lui c’est un nouveau miracle. Sa femme repartie à New York, il fait la connaissance de la comtesse Edwiga Garbovska, qui avait été infirmière pendant la guerre et qu’il épousera en 1923. Tous deux sont à l’origine de la création de la Cité des Aveugles : Sam Goldenberg a respecté le vœu qu’il avait fait s’il recouvrait la vue : consacrer son temps et ses ressources à l’aide aux aveugles.

C’est ainsi qu’est née la Cité : seize villas construites sur des terrains cédés par la Ville au profit d’aveugles de guerre qui vivront et travailleront grâce à la générosité du couple.

Alors que je m’approchais du monument érigé en hommage aux aveugles de guerre situé au bout de l’avenue Maréchal Maunoury, je suis interpellé par une dame d’un certain âge mais d’une grande vivacité. Elle est dans le jardin d’une maison voisine. Elle me demande s’il va y avoir à nouveau une cérémonie au monument : « Avant, il y en avait toujours une, vers le mois de mai ou de juin ». Je ne peux l’éclairer… Nous commençons à parler de la Cité et, la conversation se prolongeant, elle m’invite à la poursuivre chez elle avec son mari et son fils. Ils ont acheté la maison en 1970 après avoir été exproprié de chez eux, à l’Ariane .« C’était pour faire la piscine, mais elle n’a même pas été construite sur notre terrain ! » Ils ont beaucoup regretté leur ancien quartier… et j’ai même le sentiment qu’ils le regrettent encore. Quand ils sont arrivés à Valrose, il y avait encore deux aveugles qui habitaient la Cité. Aujourd’hui il n’y a plus que des descendants.

Bien sûr, nous en arrivons à parler des problèmes du quartier. M. et Mme Lucien M. ne se plaignent pas trop, même s’ils sont gênés par les automobiles des étudiants qui viennent encombrer la rue toute la semaine. Ce qu’ils voudraient, surtout, c’est qu’on vienne nettoyer leur rue : depuis la réorganisation des services, il n’y a plus eu d’arrosage (je les informe qu’il en va de même pour la rue dans laquelle j’habite…). « Et puis ce grand palmier à côté (il est effectivement très haut) personne ne s’en occupe, il est en train de mourir ». Et il y a aussi des platanes, plus loin, qui ne sont jamais taillés. Je décide illico d’alerter la brigade verte et celle de la propreté.

Nous faisons ensuite la tournée du jardin. « C’est écologique chez nous, on n’utilise pas d’engrais ». Manifestement les plantes et les fleurs ne s’en plaignent pas, les agrumes non plus : il reste encore quelques pamplemousses, des citrons. Un beau cédratier croule sous les fruits et je partirai de là avec un plein panier. Mme. M. me donne également quelques boutures de misère et d’une plante grasse dont nous ignorons toutes deux le nom et qu’elle appelle des artichauts (il y a une très vague ressemblance). Le temps de prendre quelques photos devant l’entrée de la villa (la queue d’un merle dépasse du nid qu’il a construit au-dessus du portail), nous échangeons nos coordonnées et je prends la route du retour, en empruntant le chemin Bessi dont l’escalier me permet de rejoindre l’avenue de Brancolar.

En approchant de l’avenue du doyen Lépine (une vraie réussite que cette place aménagée lors des travaux du tram), je croise Gilles, le fils d’Eugène Mondino, qui se rend chez Christiane, sa mère. Elle vit rue Bercy (elle a longtemps présidé elle aussi le comité de quartier) et nous partageons, depuis longtemps, bien des valeurs. Je sonne régulièrement chez elle quand je passe par là. Aujourd’hui, je n’en ai pas eu le temps. Ce sera pour la prochaine fois. Pour bientôt.

Honte au TGI de Lille !

Posted mai 29, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Coups de gueule

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Palais de justice de Lille

Nous venons d’apprendre que dans la France d’aujourd’hui, république laïque, un mari pouvait obtenir l’annulation de son mariage car sa femme n’était pas vierge et le lui avait caché. Attention : il s’agit bien d’annulation (rien que ça !) pas de divorce.

L’avocat du demandeur peut prétendre que cela n’a rien à voir avec la religion (les époux sont musulmans), on voit mal comment expliquer la décision autrement que par une exigence religieuse que les magistrats du TGI de Lille ont fait prévaloir sur la règle de droit.

La décision est basée sur l’article 180 alinéa 2 du Code civil, à savoir : « S’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage. »

La virginité ferait donc partie des qualités essentielles de la personne, au point d’en arriver à prononcer la nullité d’un mariage ? Si le monsieur était à ce point amer de ne pas être le premier, il pouvait toujours demander un divorce…

Mais non, il lui fallait l’annulation ! L’argumentation développée par son avocat est particulièrement effarante : « Il faut ramener la question au mensonge. La solution aurait été la même pour quelqu’un ayant [...] caché quatre pages de casier judiciaire, le fait d’avoir déjà été plusieurs fois marié ou de s’être prostitué ». Et il ajoute : « L’exemple traditionnel qu’on donne aux étudiants, c’est celui d’une femme qui a épousé un homme sans savoir qu’il était un ancien bagnard. C’est le fameux arrêt Berthon, qui date de 1868 ».

Donc, si l’on en croit Me Labbée, ne pas être vierge est équivalent à un casier judiciaire chargé ou encore à la prostitution…

Par ailleurs, il se plante complètement sur la référence à l’arrêt Berthon qui, non seulement, n’est pas de 1868 mais de 1862, mais qui surtout avait refusé de prononcer l’annulation d’un mariage à la demande d’une femme à laquelle son mari avait caché être un ancien bagnard.

Extrait de l’arrêt des Chambres réunies de la Cour de cassation du 24 avril 1862:
« … la nullité pour erreur dans la personne reste sans extension possible aux simples erreurs sur des conditions ou des qualités de la personne, sur des flétrissures qu’elle aurait subies, et spécialement à l’erreur de l’époux qui a ignoré la condamnation à des peines afflictives ou infamantes antérieurement prononcées contre son conjoint, et la privation des droits civils et civiques qui s’en est suivie ; »

Cela dit, la référence à l’arrêt Berthon est complètement hors de propos car la loi, à l’époque n’était pas la même qu’aujourd’hui : l’erreur sur les qualités essentielles n’existait pas, seule était prise en compte l’erreur sur l’identité physique de la personne.

Alors, la virginité est-elle une de ces qualités essentielles ? Selon la jurisprudence, les qualités essentielles doivent être « objectivement » constatées, c’est-à-dire apparaître comme telles aux yeux de l’opinion publique. Et je ne crois pas qu’on puisse dire que la virginité d’une jeune fille est de nos jours perçue comme telle, dans la France de 2008. J’aimerais bien connaître les juges de Lille qui ont pris cette décision pour savoir s’ils n’ont pas confondu leurs propres « valeurs » avec celles constatables objectivement dans notre société.

Mais l’argumentation juridique importe peu. Et je comprends la colère qu’a exprimée Elisabeth Badinter sur France Inter (propos repris par Libération de ce jeudi 29 mai) :

« Je suis ulcérée par la décision du tribunal d’accepter de juger ça parce que la sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France, absolument libre (…) ça aboutit tout simplement à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l’hymen. Et par conséquent au lieu, pour un tribunal, de défendre les femmes, de défendre ces jeunes femmes, au contraire il accentue la pression sur elles (…) Et je vous dis franchement, je pense à cette malheureuse jeune fille, humiliée publiquement, revenant dans sa famille, ce qu’elle a dû vivre a dû être épouvantable. J’ai honte que la justice française n’ait pas pris à cœur de défendre toutes ces jeunes filles ».

Au fait, est-ce que le mari était vierge ? L’histoire ne le dit pas…

C’est sûr, on a changé d’ère !

Posted mai 29, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Politique locale

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Patrick Allemand avait annoncé en grand pompe une réunion de militants pour préparer le Conseil Municipal. Moult invitations sont donc parties, chose, évidemment, qu’il n’avait jamais accepté de faire du temps de Nice Plurielle présidée par Patrick Mottard, gardant jalousement pour ses petites manœuvres les fichiers de la Fédération du PS, et refusant de faire circuler l’information auprès de ses petits camarades…

Mais la question n’est pas là. Le Premier secrétaire fédéral du PS – Vice Président de la Région – conseiller général – conseiller municipal – membre de la CANCA (ça doit être quelqu’un d’important avec tous ces titres… Comment ? Vous avez dit cumul ?) annonce donc, à grand renfort de pub une réunion de préparation du Conseil municipal de Nice… à l’hôtel Splendid (c’était hier soir).

Ça, c’est du changement ! Les réunions de Nice plurielle, sous la précédente mandature (une quarantaine environ) se tenaient au Relais International de la Jeunesse « Clairvallon », dépendant des CLAJ : pas assez bling-bling pour « Changer d’ère », on préfère payer – plus cher – un hôtel du boulevard Victor Hugo qu’une association d’Education populaire. Remarquez, nous sommes en plein quartier difficile… pour la gauche : l’un des pires bureaux de vote aux élections. Patrick Allemand milite…

Et puis, cette importante réunion – qui se tient après que les choix fondamentaux ont été faits en catimini, parfois même dans le dos des partenaires du PS (plusieurs m’ont confirmé être en désaccord avec, notamment, la Présidence de la Commission des finances) – cette importante réunion donc a sans doute permis aux militants de choisir la couleur de la moquette du secrétariat, où d’ailleurs a été engagée une permanente au détriment des fonctionnaires en place. Belle marque de confiance pour cette fonction publique territoriale qu’on devait rencontrer solennellement le lendemain de la victoire de Patrick Allemand…

C’est sûr, avec cette « opposition » au Conseil municipal, on a changé d’ère… !

Le PS 06 marche sur la tête

Posted mai 26, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Politique locale

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Lors du second tour dimanche prochain, le vote CUTURELLO doit devenir le débouché politique de tous ceux qui sont mécontents de la politique actuelle du gouvernement et qui ont choisi de le manifester au premier tour par une abstention “. Communiqué de presse de Patrick Allemand à l’issue du premier tour de l’élection législative partielle dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes le 18 mai dernier.

Résultat du second tour ce dimanche 25 mai : Christian Estrosi (UMP) : 69,37% ; Paul Cuturello (PS) : 30,63%

La participation a été encore plus faible qu’au premier tour : elle était de 35,70%, elle est pour le second tour de 34,31%. Les abstentionnistes ne se sont pas franchement mobilisés, ni de façon générale, ni en faveur du candidat socialiste, au contraire…

Au vu de ces résultats, doit-on penser que nos concitoyens ne sont pas mécontents de la politique du gouvernement ? Ce n’est pas ce qu’il semble si l’on est un tant soit peu à l’écoute des Français. Il faut croire alors qu’ils n’ont pas vu dans la candidature présentée par la Fédération 06 du PS le débouché politique espéré par son premier secrétaire. Ce n’est pas vraiment une surprise.

Est-ce que le PS à Nice va enfin se décider à abandonner la langue de bois ? Va-t-on encore avoir droit à un communiqué se félicitant du résultat obtenu et annonçant l’échec du candidat de l’UMP ? Certes, tout est relatif, mais quand même…

Petit album photos du Festival de Cannes

Posted mai 25, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Divers

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Soirée d\'ouverture

Soirée d’ouverture du Festival

Le festival s’est terminé aujourd’hui. Ce n’est pas sans nostalgie que nous avons quitté la Croisette après une dizaine de jours et une vingtaine de films.

Jusqu’à l’année prochaine, il nous reste de beaux souvenirs des projections, des rencontres, et quelques photos…

Soirée d\'ouverturePMStands vus du PalaisProjection d\'Indiana JonesLa CroisettePause au stand NespressoArrivée matin bd CarnotRetrait des billetsAvec FloLe bunkerMontée marches PMSoirée Wim WendersMarché du filmPM soirée WendersDBM soirée Wenders

Voir les critiques des films sur le blog de Patrick Mottard (huit billets du 15 au 25 mai)

Le Festival de Michel

Posted mai 25, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Divers

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Chaque année, à l’occasion du festival de Cannes, nous retrouvons quelques amis, cinéphiles passionnés. Au premier rang d’entre eux, il y a bien sûr Michel. Travaillant à Marseille, il prend régulièrement ses congés à cette période pour pouvoir satisfaire son appétit de cinéma. C’est qu’il en dévore des films : quatre ou cinq par jour (parfois même six) dans toutes les sélections.

Nous avons tout un rituel qui fait partie des plaisirs du festival. D’ailleurs, la veille de l’ouverture, j’ai le traditionnel coup de fil de Michel : “ça y est, je suis arrivé”. Dès le premier jour, les habitudes sont là.

On commence avec le petit déjeuner, toujours dans le même café à peine ouvert (souvent les chaises sont encore sur les tables), aux environs de 7 heures 30, dans une ville encore endormie, avec commentaire des films vus la veille et lecture de la presse (pour l’essentiel les critiques de Nice-Matin, Libé et Le Monde). Une demi-heure plus tard, nous nous dirigeons vers le Palais et ce sont les retrouvailles avec d’autres copains (toujours Alain, quelquefois Guy). Michel et Alain adorent apostropher les spectateurs dans la file d’attente ou assis auprès d’eux dans la salle. Le public étant bon enfant, ça passe plutôt bien (mais je ne suis pas toujours rassurée quand je les entends commencer…). Généralement, nous avons tous nos billets depuis la veille pour les films que nous souhaitons voir. Mais parfois l’un de nous n’en a pas pour telle ou telle séance : alors tout le monde se met en chasse entre deux projections et, cette année, personne n’est jamais resté en bas des marches.

Après le deuxième film de la matinée, en fonction du programme des uns ou des autres, il arrive que nous déjeunions ensemble. Pour Patrick et moi, il y a parfois un troisième film dans l’après-midi avant le retour sur Nice. Michel, quant à lui poursuit sa journée qui se termine parfois tard dans la nuit, ce qui lui donnera le plaisir, le lendemain matin, de nous parler des deux ou trois films que nous n’avons pas vu à la Quinzaine des Réalisateurs ou à Un certain regard.

Après dix jours de ce rythme, chacun reprend le cours de sa vie : on se reverra l’année prochaine !

Ci-dessous, Michel dans tous ses états…

10 avenue Cyrille Besset

Posted mai 23, 2008 by Dominique Boy-Mottard
Categories: Politique locale

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La permanence de campagne du 10 avenue Cyrille Besset est devenue une permanence pour les élus (et toujours les militants bien sûr). Il a fallu faire quelques transformations (et aussi faire le vide). Un grand merci à ceux qui y ont participé et notamment à Edith, Gérard et Jean-Claude qui n’ont pas ménagé leur peine.

Les deux bureaux sont enfin aménagés. Des étagères ont été installées, des vénitiennes posées… Le mobilier commandé a été livré en début de semaine… et tout de suite j’ai pu commencer à donner des rendez-vous. Je suis très satisfaite de mon petit espace, clair et gai je m’y sens bien. Le travail que j’y ferai n’en sera que meilleur, c’est sûr !

Rappel : Tous les vendredis soirs à partir de 18 heures, nous sommes présents pour accueillir les amis et les habitants des 5e et 7e cantons.